Jouons collectif contre l’Autoroute 154

NON au projet d’autoroute à péage entre Allaines et Nonancourt !

Le coût financier

without comments

 

 

Les partisans du projet de concession mettent en avant le fait que c’est l‘usager qui financera l’autoroute en acquittant un péage, et non plus le contribuable.

Or, en creusant un peu, on se rend compte que les Euréliens vont non seulement devoir d’acquitter d’un péage mais aussi financer cette autoroute à plus d’un titre !

 

Les habitants d’Eure-et-Loir vont payer 6 fois cette autoroute

 

Une première fois avec le transfert des sections déjà construites :

- les sections déjà construites, payées par l’Etat et les Collectivités locales, vont être données à une société d’autoroute.
- les sections en cours de construction au Sud de Chartres, payées par l’Etat et les Collectivités Locales, vont, elles aussi, être données à une société d’autoroute.

Le total représente la somme de 261,68 M€.

Ainsi, les investissements réalisés avec nos impôts vont être tout simplement donnés, sans aucune contrepartie, à une société privée (eh oui, les sociétés d’autoroute ont été privatisées !).

 

Une deuxième fois par le financement public :

Les habitants d’Eure-et-Loir devront payer par leurs impôts la participation publique à ce projet soit 60 M€ via les collectivités locales et 60 M€ via l’Etat.

 

Une troisième fois en prenant en charge le coût des diffuseurs complémentaires :

Le projet de concession autoroutière prévoit la présence de 2 diffuseurs complémentaires :

- l’un entre Chartres et Dreux, à la hauteur de Tremblay-les-Villages (RD26),

- l’autre entre Chartres et Allaines au niveau de la RD17.

Il est précisé que 2 diffuseurs seraient réalisés après concertation avec les collectivités locales. Traduction : ce sont ces collectivités qui vont devoir les payer !

Le coût de ces 2 diffuseurs supplémentaires peut être estimé à 20 M€.

 

Une quatrième fois avec le péage :

Les habitants d’Eure-et-Loir devront payer un péage pour emprunter cette route (aujourd’hui gratuite entre Chartres et Dreux !).

Avant le Débat Public, les députés soutenant ce projet mettaient en avant la possible gratuité des trajets domicile-travail pour les Euréliens.

Comme nous l’indiquons depuis plus d’un an, cette solution ne peut pas être retenue car remettant notamment en cause le principe de l’égalité des citoyens devant les charges publiques.

La seule solution possible est la mise en place d’abonnements préférentiels dont le financement devra être intégralement assuré par les collectivités locales, donc par nos impôts locaux.

En tout état de cause, le péage restera, Euréliens ou non, trajets domicile-travail ou non, une mesure d’exclusion de plus vers ceux qui sont déjà le plus touchés : les gens qui n’ont pas d’argent et qui prennent la crise économique actuelle en pleine figure.

Le tarif avancé par l’Etat dans ses simulations financières est de 2,27 € pour le parcours Chartres-Dreux, soit environ 1.000 € par an pour 220 jours de travail.

Si on considère que 6.000 Euréliens (60% du trafic actuel) emprunteront cette autoroute quotidiennement pour un trajet moyen aller-retour de 40 km, coûtant environ 6,72 €, l’autoroute nous coûtera tous les ans collectivement plus de 15 M€ !

 

Une cinquième fois avec le financement des ouvrages rendus nécessaires par le transfert de trafic sur les routes locales.

Le transfert de trafic vers les itinéraires de substitution, estimé par le dossier de l’Etat, pourra atteindre 4.800 véhicules/jour, par exemple à Ymonville, soit 40% du trafic actuel !

Les itinéraires de substitution qui sont nos routes locales ne sont pas prévus pour supporter un tel trafic qui va rendre obligatoire la construction d’aménagements routiers, notamment de sécurité. Par exemple, l’Etat indique que la route de Chartres à Châteauneuf-en-Thymerais, la route de Chartres à Maintenon, seront des itinéraires de substitution possibles.

Ces aménagement seront financés en grande partie par les collectivités locales donc par nos impôts locaux.

Le coût de ces aménagements se compte en dizaines de millions d’Euros.

Une sixième fois avec la construction d’ouvrages financés par l’Etat et les collectivités locales qui devront être détruits si une autoroute voit le jour.

Par exemple, le diffuseur du Boullay-Mivoye, inauguré en novembre 2008, n’aura plus aucune utilité…

Par exemple, les travaux effectués actuellement autour des contournements d’Allones-Prunay et d’Ymonville qui devront être entièrement refaits.

 

 

 

Recommander, envoyer par mail, imprimer, diffuser, faire connaître :
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!
  • Facebook
  • MySpace
  • Google
  • Live
  • TwitThis
  • Technorati
  • Wikio
  • blogmarks
  • Digg
  • YahooMyWeb
  • Scoopeo
  • del.icio.us
  • StumbleUpon

Written by admin

novembre 30th, 2008 at 5:14

Posted in Vidéo

Leave a Reply